20961394

Pharmacie en ligne… et si c’était une véritable opportunité pour toutes les officines ?

Depuis le 1er janvier 2013, le monde du e-commerce s’est également ouvert aux pharmacies. Mais cette nouvelle n’a pas été accueillie avec le plus grand enthousiasme par certains professionnels de Santé.

Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, a tranché : il est désormais possible de vendre en ligne "les médicaments de médication officinale qui peuvent être présentés en accès direct au public en officine", ordonnance parue dans le Journal Officiel le 21 décembre 2012. Selon ce texte, seuls les pharmaciens ayant obtenu une licence pour créer une officine de pharmacie physique pourront ouvrir un site Internet de vente de médicaments.

Mais cette nouvelle démarche ne décrédibilise-t-elle pas le travail du pharmacien ? La totalité des médicaments sera-t-elle accessible à tous ? Comment garantir la sécurité du patient, entourer et conseiller au maximum ce dernier avec la vente en ligne ? Ces questions légitimes, tout le monde se les pose. Essayons d’y répondre simplement.

D’après cet article paru fin décembre 2012, on apprend que 14% des Français ont déjà acheté des médicaments délivrés uniquement sur ordonnance en dehors des circuits légaux. Selon une étude menée par la Commission Européenne, le faux médicament est le produit le plus intercepté aux frontières : plus de 27 millions de médicaments contrefaits ont été saisis durant l’année 2011. Ce marché représente aujourd’hui 75 millions de dollars.

Pour lutter contre ce fléau et garantir la sécurité de chacun, permettre aux pharmacies de vendre leurs médicaments sur internet est avant tout l’assurance d'avoir un produit fiable. Si certains syndicats de pharmaciens français condamnent une initiative qu’ils considèrent dangereuse, on peut se demander si le danger véritable ne vient pas simplement du fait que l’on ignore totalement où et à qui l’on achète.

Un sondage réalisé par l’Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments (Iracm) et l’Union des Fabricants (Unifab) durant le dernier trimestre 2012 révèle que 26% des Français seraient prêts à acheter leurs médicaments en ligne mais souhaiteraient à 52% des « garanties officielles », comme « des logos et certifications sur les sites ».

Pour être prêt à se lancer dans cette activité, cet article vous donne quelques pistes : tout d’abord le patient pourra se créer un compte sur le site internet de la pharmacie afin de sécuriser son achat mais également de sécuriser la vente du pharmacien. Dans le but d’assurer une bonne médication, des informations sur l’état de santé du patient ainsi que sa morphologie peuvent être demandées (sexe, âge, poids…). Avant que l’achat en ligne soit validé, le patient s’engage et certifie avoir lu les notices correspondantes des médicaments qu’il souhaite se procurer. A ce moment là, l’achat des médicaments sans ordonnance peut être effectué : le paiement se fait en ligne via une brique de paiement sécurisé et la commande est alors livrée au domicile du patient.

Un pharmacien peut rester en contact direct via son site internet pour prodiguer des conseils à ses clients ou répondre aux questions que ces derniers peuvent se poser. Encadrer cette vente est la seule manière actuelle pour contrer le trafic médicamenteux qui se pratique sur la toile et que l’on sous-estime beaucoup trop. Pour sa santé et sa sécurité mieux vaudra acheter ses médicaments sur le site internet d’une officine française et légale (localisation et coordonnées du contact clairement affichées sur le site).

Enfin, pour le patient, cette nouveauté lui offre aussi la possibilité de comparer les prix (première motivation de l’achat sur internet) ainsi que d’être livré à domicile et donc éviter une trop longue attente chez le pharmacien.

Pour finir on peut s’appuyer sur cet article qui prouve parfaitement qu’une réelle demande existe en France : 30% des commandes effectuées sur le site Newpharma (site belge relié à une officine) sont expédiées en France.

Face à ces chiffres qui nous confrontent à une réalité que l’on ne soupçonnait pas, il faut se rendre à l’évidence de l’opportunité qui se créée pour les pharmacies dans le monde du e-commerce et répondre sans plus tarder à cette nouvelle demande, en offrant notamment des services de proximité (la livraison à domicile par exemple).

En attendant, Square Achat réfléchit à la meilleure façon d’accompagner les pharmaciens dans leur nouvelle démarche et nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’avancement de nos travaux.

1 comment for “Pharmacie en ligne… et si c’était une véritable opportunité pour toutes les officines ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *